Bêcher, une corvée dont vous pouvez vous passer

Les principaux avantages attribués au rituel annuel de retournement du sol sont :

– qu’il aère le sol

– le décompacte

– tue les mauvaises herbes

– intègre la matière organique et les engrais.

Selon certain, il est indispensable à la survie du potager. Donc, il est étonnant que les plantes survivent et prospèrent à l’état sauvage dans des sol non travaillé par la main de l’homme, comme par exemple dans les terres abandonnées et les forêts.

Une des raisons les plus courantes pour justifier le bêchage est d’ajouter de l’air au sol que nous avons tassé en le piétinant avec nos gros sabots et nos brouettes. Il est vrai que le sol a besoin d’air, mais on n’a pas besoin d’une bêche ou d’un motoculteur pour l’ajouter. Dans mon potager je n’ai pas retourné le sol depuis des années, j’évite le compactage en ne pénétrant plus dans les plates bandes (j’y reviendrai dans un prochain article).

Une autre raison pour laquelle les jardiniers bêchent (ou passent le motoculteur), c’est pour mélanger dans le sol la matière organique dont les plantes ont besoin pour s’épanouir. Mais comme la plupart des racines nourricières d’une plante se trouvent dans les couches de surface, où l’activité biologique et l’aération est la meilleur, il n’y a vraiment aucun avantage à enterrer ces matériaux en profondeur dans le sol. A la place de cela, faire ces mêmes ajouts juste en surface, en laissant faire les micro-organisme du sol est bien plus profitable et économise énergie et sueur.

Bêcher est également censé tuer les mauvaises herbes. Cet avantage, bien que réels, est un écran de fumée parce qu’il permet par la même occasion de remonter en surface des graines enfouies dans le sol qui se trouve alors dans des conditions favorable pour germer. J’ai moi même, ainsi que beaucoup d’autres jardiniers, considérablement réduit les problèmes de mauvaises herbes simplement en abandonnant le travail du sol.

Laurent

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